8 nov. 2018

La guerre à vélo ...

Ciao a tutti,



Par ce modeste billet, je me propose donner un coup de pédale aux commémorations de l'armistice de la première guerre mondiale, à l'occasion du centenaire de ce dernier. Coup de pédale donc, car il me paraît intéressant de rappeler le rôle et l'importance que le vélo a tenu au cours de cette guerre.


Le vélo militaire apparut à la fin des années 1870 dans l'infanterie, expérimentation qui fit ses preuves dans les années 1890, notamment dans la transmission d'informations, puis au combat avec la création en 1913 de dix bataillons de 400 chasseurs cyclistes. Cette introduction massive du vélo dans l'armée est due au lieutenant Henri Gérard qui imagina l'usage d'une bicyclette pliante. Le principe du vélo pliant est une invention de l'industriel Charles Morel qui réalise un prototype dès 1892. Les deux hommes se rencontrent et finalisent un projet de vélo pliant léger et maniable qui sera exposé au Salon du Cycle de Paris en 1894. Gérard, partant du principe qu'il fallait faire porter le cycle par le cycliste là où le cycliste ne pouvait être porté par le cycle, alla même jusqu'à écrire un ouvrage intitulé « Le problème de l'infanterie montée résolu par l'emploi de la bicyclette ». Véritable atout face au cheval, la bicyclette pliante Gérard était facile à transporter et adaptable à toutes les morphologies grâce à son cadre réglable, permettant aux soldats d'utiliser leur fusil en posant les pieds à terre sans descendre de leur monture. De plus, elle se repliait roue contre roue en 35 secondes et se portait au dos par l'intermédiaire de sangles. Elle pesait 13 Kg et possédait des freins sur caoutchouc qui s'avérèrent plus dangereux qu'efficaces, les soldats freinant tout simplement avec la semelle de leurs chaussures. On ne pouvait pas monter alors de freins sur jantes, ni de roue libre d'ailleurs. Les premiers cyclistes militaires combattants apparaissent en France en 1895 lors des grandes manoeuvres.
Toutefois, Gérard, ayant acquis une certaine célébrité, pris un peu le melon. Ce qui amena à la rupture de son partenariat avec Morel. Le brevet fut alors vendu en 1899 à Peugeot et Michelin qui en assurèrent la production et l'équipement. Le vélo sortit alors avec des garde-boues ( en option ) et un nouveau guidon et fut proposé pour tous les publics pour la somme de 300 Francs de l'époque.

Durant la « Grande Guerre », les bataillons cyclistes seront utilisés lors de la bataille des frontières et de la bataille de la Marne. L'armée cycliste est une arme de mouvement, ainsi son activité s'éteint avec la guerre de tranchées. Cependant, elle reprend lors des phases de mouvement de 1916 à 1918 et s'étiole avec l'apparition des motocyclettes et de l'infanterie blindée. Les bataillons sont dissous dans les années trente. Ce seront plus de 45000 exemplaires de la bicyclette Gérard qui auront alors été fabriqués.
Pour information, l'armée italienne était équipé par la marque « Bianchi ». Quant à l'armée belge, elle roulait sur la marque « Belgica ».

Pour ceux qui désireraient acquérir un vélo pliant Gérard, sa cote actuelle est de 7500 € pour un exemplaire rare et en très bon état.


Image du jour :


Météo annoncée :



Rendez-vous à « l'Ambassade » à 08H45 pour le ristretto della memoria et départ à 09H00 dans la joie et la bonne humeur sur des routes incertaines.

A presto sulla bicicletta.

Gianpietro.

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