21 déc. 2017

Caffè per tutti ...

Ciao a tutti,



Je ne vais pas revenir sur le coté convivial, voire social, du « caffè », ni même sur les multiples bienfaits sur la santé que ce dernier procure ( cela fera peut-être l'objet d'un autre billet, si vous êtes sages ). En revanche, je vais vous entretenir du rôle du « caffè » et notamment de la caféine sur la performance à vélo.
Lors d'un arrêt dans un bar ( rare, trop rare … ) en cours de sortie matinale, les commandes se résument souvent au « caffè » ou au Coca. Le point commun est-il le goût ou la caféine et ses effets ? Jusqu'à présent, je pensais n'être sensible qu'au versant gustatif du breuvage ( pour moi le « caffè » exclusivement ! ), mais une lecture récente a légèrement modifié ma vision des choses et va sans doute bouleverser la vôtre.

Il a longtemps été admis, études à l'appui, que le rôle de la caféine dans les sports d'endurance était d'augmenter la capacité du corps à « brûler » les graisses tout en conservant les réserves en hydrates de carbone. Ainsi, cela permettait de puiser dans les hydrates de carbone en fin de course … Mais les recherches les plus récentes remettent un peu en question cette action, sans l'infirmer totalement cependant. Le consensus actuel semble tendre vers un rôle de la caféine dans la façon dont le cerveau régule la fatigue et la perception de l'intensité de l'effort lors de l'exercice par rapport à la quantité d'énergie physique utilisée. Le mode d'action exact n'est toutefois pas encore établi.

L'étude en question a été réalisée par l'Institute for Sport et la RMIT de l'Université de Melbourne, au cours de laquelle des cyclistes et des triathlètes ont participé. Partagés en quatre groupes, le premier prenant de la caféine dans une boisson d'effort une heure avant le début du test, le deuxième prenant six doses pendant l'effort, le troisième prenant un placebo et le dernier absorbant do Coca après les 100 premières minutes sur les deux heures d'effort requises à une intensité correspondant à 82,5% de la puissance maximale. L'évaluation de l'effort ( EPR ) a été mesurée pendant les deux heures. Le groupe qui prenait de la caféine avant le début du test a maintenu une EPR inférieure à celle du groupe qui avait pris le placebo avec un pédalage à même puissance. Ceux qui avaient pris la caféine pendant l'effort ont décrit une EPR inférieure à celle du placebo à partir de 80 minutes d'effort. Quant à ceux qui ont pris le Coca à partir de la centième minute, il ont relaté une EPR identique à celle du groupe placebo.
Lors de cette même étude, après les deux heures d'effort, les sportifs ont dû se mesurer sur un contre la montre de trente minutes à intensité libre. Pendant ce contre la montre, les coureurs qui avaient pris de la caféine ont terminé environ une minute avant le groupe placebo, comme le montre le schéma ci-dessous. Il n'y a pas eu de différences statistiquement significatives dans la performance entre ceux qui avaient pris de la caféine avant, pendant ou sous forme de Caca, pardon de Coca. Le résultat est donc une amélioration de la performance moyenne de 3 à 3,5% avec la caféine.


D'autres séries d'études ont été réalisées sur la relation entre la caféine et la performance. Dans la grande majorité des cas, les résultats ont fait apparaitre une augmentation des performances de l'ordre de 2 à 5% grâce à la caféine. Cependant, il semble y avoir une grande diversité dans la façon dont les sportifs réagissent à la caféine, car si l'augmentation de 2 à 5% s'est avéré la plus fréquente, certains athlètes n'ont montré aucune amélioration voire même dans de très rares cas une altération. Cela semblerait s'expliquer par le vitesse de passage de la caféine au niveau de la circulation sanguine.
Pour connaître votre réaction à la caféine, il va donc falloir la tester ! C'est Freddy de l'Ambassade qui va être content !!!
Mais me direz vous : « c'est bien beau ton affaire, mais combien dois-je boire de ristretti pour être plus performant ? ». Eh bien, le consensus semble se situer autour de 3 mg par kilogramme de poids pour la dose la plus élevée afin d'obtenir un bénéfice.
Pour mémoire et à vos calculettes :
Un espresso  de 30 à 50 ml contient en moyenne 63 mg de caféine, un ristretto encore moins !
Un mug de café type filtre ou « américain » jusqu'à 140 mg.
Un « Starbucks » de 33 cl 260 mg.
Un petit café MacDo de 33 cl 109 mg.
Une canette de Red Bull de 25 cl 80 mg.
A vous de choisir vos armes !

A l'heure où certains pensent que le Salbutamol fait partie intégrante du petit déjeuner italien, il serait temps qu'ils mettent les pieds dans un bar italien et se laissent séduire par la ou le Barista, c'est à dire un artiste du caffè ! Résultats garantis ! Et vous qu'attendez vous après avoir lu mes élucubrations caféinées !

NB : en 2004, l'AMA a levé toutes les restrictions concernant la caféine … Youpie !

Image du jour « Tribute to Manu » :

 

Météo prévue : 


Rendez-vous à « l'Ambassade »à 08H45 pour une orgie de ristretti et départ à 09H00 dans la joie et la bonne humeur sur des routes, certes incertaines, mais toujours accueillantes !

A presto sulla bicicletta o sugli sci.

Gianpietro.

En raison de la trêve des confiseurs, il ne sera pas délivré de rendez-vous la semaine prochaine. Je vous souhaite donc à tous, et à tous ceux qui vous sont chers, un très joyeux Noël et d'excellentes fêtes de fin d'année. Baci a tutti !



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