6 juil. 2017

Le bonheur de lire sur le vélo ...

Ciao a tutti,


Rd'a a toujours un temps d'avance, c'est bien connu ! Nous n'attendons pas la rentrée pour décerner notre premier grand prix littéraire.
Ainsi, le jury était réuni aujourd'hui pour délibérer dans un grand restaurant spinalien et c'est sous les flashs et caméras des médias locaux que le nom du lauréat a été révélé …
Le Président de l'Académie Rd'a ( très ému ) a attribué à l'unanimité le premier grand littéraire Rd'a au livre « Le coureur et son ombre » d'Olivier Haralambon aux éditions « Premier Parallèle » !

Je peux vous dire que j'ai voté pour lui et plutôt deux fois qu'une, car en fait, j'étais tout seul dans le jury, ce qui m'autorisait quelques libertés ! Ce livre est une pure merveille, une pâtisserie littéraire, un enchantement ! A lire ABSOLUMENT !
Les coureurs que vous êtes quasiment tous ne résisteront pas à la justesse du propos, à son intelligence, à sa beauté !

Olivier Haralambon est né en 1967. Il doit attendre 1981 pour se percher sur le vélo de course qui le libère. Les courses cyclistes lui permettent d'échapper à sa perplexité quant à l'idée de s'orienter vers un métier. Elles prennent bientôt toute la place. De la sorte, il vivotera dix ans. Reconverti dans la presse sportive, il reprend à 35 ans des études de philosophie, qui lui permettent de formuler avec  bonheur les questions posées par la vie du corps. Il publie son premier roman « Le versant féroce de la joie  » en 2014 aux éditions Alma

Ce magnifique recueil sur le cyclisme contemporain va débouler dans votre vie à la vitesse d'un sprint et vous ne pourrez vous arrêter qu'une fois la ligne d'arrivée franchie à la dernière page. Les mots sont comme des pinceaux qui dépeignent un cyclisme charnel et, osons l'écrire, quasi érotique. Merveilleux que ce rappel d'une évidence : le cycliste sent d'abord la route avec la partie la plus charnue de son corps : le cul ! Trivial, certes, mais pas dénué de sensibilité ! Le regard tendre que l'auteur pose sur ces corps façonnés par les kilomètres et meurtris par les chutes et les privations vaut vraiment le détour. L'ardeur qu'il met à nous démontrer, qu'à vélo, la performance se vit plus qu'elle ne se mesure. La vérité révélée lorsqu'il nous écrit que sur un vélo, on est comme un corps sans organe, on est pure conscience, soit une matière uniquement faite de sensations, on est au coeur de l'expérience, on est dans l'appui fuyant ou la dérobade rassurante …

Extrait : « J'ai sué, pleuré, craché, ri, joui, bavé, saigné parfois, sur l'asphalte et la campagne. J'ai violemment aimé le vélo et la course cycliste parce qu'ils m'ont donné une forme de confiance dans l'immensité sans fond de la vie, dans la verticalité du temps. Sans lui, sans eux, je n'aurais jamais eu le moindre sentiment de l'éternité - d'une éternité non pas mythologique, mais vécue ». Et Toc !

Allez, mettez vous en tenue et roulez dans ces pages qui vous rempliront de bonheur.

La critique est d'ailleurs unanime ! Voyez plutôt :
« Beaucoup a été écrit sur le vélo mais jamais, nous semble-t-il, les émotions de la première sortie, le frisson de la course, l'exaltation procurée par la pente et la douleur qui remonte des jambes n'avaient été si bien interprétées, décortiquées. » ( Greg D. - Miroir sprint - )
« Le corps et l'âme du coureur cycliste sont décrits, dévoilés, décryptés, dans un récit à la fois littéraire et sensitif, quasiment palpable. » ( Laurent B. - Rédacteur en chef à l'UCI - )
« Enfin quelqu'un qui parle du vélo comme objet érotique. » ( Pedro D. - Chroniqueur sportif au quotidien « El Pais » - )
« Quel grand livre magistral ! Olivier Haralambon est le seul à être passé sur ces chemins. Il écrit des choses invisibles, ce monde muet qui est nôtre. La fin est magnifique, et j'ai les larmes aux yeux. » ( Gianpietro R. - La Gazzetta dello  Sport - )
« L'un des meilleurs récits cyclistes qu'il nous ait été donné de lire. » ( Manou N. - Triathlon Magazine - )
Etc, etc …

Image du jour :


Météo prévue :


Rendez-vous à « l'Ambassade » à 07H45 pour le stretto e la lettura et départ à 08H00 dans la joie et la bonne humeur sur des routes ensoleillées.

A presto sulla bicicletta.

Gianpietro.

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