14 janv. 2016

Sommes nous des bigorexiques ?

Ciao a tutti,



Souffrez vous de bigorexie ?
Reconnue par l'OMS, la bigorexie est l'addiction au sport. 

Etiologie de la bigorexie : le sport entraine une libération d'endorphines, hormone sécrétée par le cerveau, qui procure un état de bien-être et de plénitude. Lors d'une addiction, les sportifs recherchent sans cesse davantage ce « plaisir », allant même jusqu'à une véritable compulsion. Au même titre que la drogue ou l'alcool, le sport devient LA source de plaisir. En être privé conduit à un état de manque entrainant des conséquences négatives sur le plan psychique et parfois physique. Les sportifs les plus concernés sont ceux qui pratiquent le culturisme ou les sports d'endurance. Les raisons de cette addiction sont souvent multiples comme l'obsession de devenir mince, la nécessité de combler un vide affectif ou professionnel, la présence d'une faille narcissique, la volonté de repousser ses limites et d'avoir une meilleur estime de soi.

Les signes avant-coureurs de la bigorexie : Afin de savoir si vous souffrez de cette pathologie, voici quelques signes pour la dépister.
- Physiquement, les personnes bigorexiques ont une image altérée d'elles même et se voient différentes de ce qu'elles sont vraiment ( se voir plus gros que ce que l'on est, plus faibles … )
- Psychologiquement, elles sont convaincues de ne pas s'entraîner suffisamment.
- Le sport prend le contrôle de leur vie et le moindre événement venant perturber l'équilibre idéal est vécu comme une véritable agression insupportable.
- Leur comportement affecte le cercle social et familial. La personne bigorexique refuse d'écouter les conseils de ses proches et peut parfois même s'éloigner de ces derniers, jugés incompréhensifs ou pas assez sportifs.
Le sport devient une véritable dépendance, une obsession au quotidien. Notez, en outre, que la pratique compétitive ou du haut niveau n'est pas une condition pour présenter un trouble bigorexique.


Les risques encourus : la personne court le risque de se blesser de part sa pratique excessive ( déchirures, tendinopathies, fracture de fatigue, … ). Même blessée, il arrive qu'elle continue son entraînement au risque d'aggraver la situation. Au lieu d'être à l'écoute de son corps, son comportement est dicté par l'obsession de pratiquer son sport et ce quoi qu'il arrive. Elle prend également le risque d'être épuisée ( surentraînement ) ou d'ajouter à sa dépendance une addiction supplémentaire à certains produits comme les anabolisants, protéines, produits de récupération, etc.

Traitement : les sportifs atteints par ce trouble, à partir du moment où ils le reconnaissent et l'acceptent, peuvent se faire aider par un psy ou un médecin addictologue. Il est aussi conseillé de diversifier ses activités et de les pratiquer en groupe afin d'éviter l'isolement.

Qui s'est reconnu dans les lignes ci-dessus ?

Bon, certes, il vaut mieux être bigorexique qu'alcoolique ! Quoique j'en connais …
Ne laissons donc pas la dépendance prendre le dessus. Tout est dans la mesure. Le sport doit rester un plaisir et non devenir une contrainte. L'enjeu ne doit jamais dépasser le jeu ! Alors jouons !

Aphorisme addictif : « Riding like you're going for a coffee. » ( addict anonyme étasunien d'origine italienne )

Météo prévue :


Rendez-vous à « l'Ambassade » à 08H45 pour le stretto di neve et départ à 09H00 dans la joie et la bonne humeur sur des routes incertaines ou alors au col de la Schlucht pour fondre ... de plaisir.


A presto sulla bici o sulle piste da sci.

Gianpietro.

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