12 sept. 2014

Le vélo sur la voie du bonheur ou la voie du bonheur sur le vélo ...

Ciao a tutti,

                                                                                       

Après nos derniers rapports un peu conflictuels avec certains automobilistes ...
Je vous invite à réfléchir sur un petit extrait d’une de mes dernières lectures. Il est tiré d’un ouvrage de Christophe André intitulé « Et n’oublie pas d’être heureux - Abécédaire de psychologie positive », Edition Odile Jacob.
C. André est médecin psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, il est aussi l’auteur de très nombreux ouvrages et de vidéos visibles sur You Tube. Je ne peux que vous encourager à lire et à écouter cet homme remarquable, il vous apportera beaucoup.

Préambule : « N’aie pas peur d’être heureux. Ne t’inquiète pas de savoir si ton bonheur cessera un jour : il cessera. Mais ne désespère pas : il reviendra, toujours. Ne t’inquiète donc pas et savoure plutôt chaque instant de ta vie. Souris, fais de ton mieux, et surtout : n’oublie pas d’être heureux. ». C.A

                                                                                                   

Revenons au vélo … Extrait donc :

    « Ça se passait l’autre jour, lors d’un trajet dans Paris, à vélo. Au début, ça commence bien : une voiture s’arrête pour me laisser la priorité à un croisement de rue. Avec un sourire du conducteur, en plus. Je lui fais un petit salut de remerciement, je trouve son geste sympathique : J’avais la priorité mais il lui suffisait d’accélérer au lieu de freiner pour me passer sous le nez … Cinq minutes après, dans un passage un peu étroit, une autre voiture arrive derrière moi et, au lieu d’attendre tranquillement en me suivant que la voie s’élargisse, elle me double, en roulant trop vite et trop près : si je fais le moindre écart, elle me percute. « Espèce de très gros con ! », que je me dis …
    Puis, en continuant à pédaler, je me rends compte, évidemment, que mon niveau d’activation émotionnelle est bien plus fort sur cette deuxième aventure que sur la première. Et que, si je ne fais rien, mentalement, c’est ce souvenir là qui va être mémorisé de manière bien plus vigoureuse. C’est normal, c’était ma survie qui était en jeu. Mais tout de même, si j’en reste à une simple mémoire émotionnelle, ma vision des automobilistes va être biaisée : au lieu d’avoir en tête du 50/50, moitié sympas, moitié pas sympas, je vais stocker des automatismes du genre : tous dangereux avec les vélos.
    Alors, je repense au gars sympa qui m’a laissé passer, à tous les neutres qui ne m’ont pas écrasé ni klaxonné quand je me faufilais ( moi aussi, je dois les énerver ). Pour réajuster un peu ma vision du monde, et aussi, pour me calmer et me faire du bien, je l’avoue … »

Aphorisme du jour et de circonstance : « Comme on apprend le vélo, on peut apprendre à être heureux, et surtout s’entraîner à l’être de plus en plus. » ( Matthieu Ricard - Docteur en génétique cellulaire, moine bouddhiste tibétain depuis 40 ans et interprète officiel du Dalaï-Lama, auteur d'excellents livres. )

Météo annoncée :

               

Rendez-vous à « l'Ambassade » à 07H45 pour le stretto bienheureux et départ à 08H00 dans la joie et la bonne humeur sur des routes ensoleillées.

A presto sulla bicicletta.

Gianpietro.

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