11 juil. 2014

L'ennemi du Tour ...

Ciao a tutti,

 

Ces derniers temps, le principal ennemi du coureur du Tour est la route humide et glissante. Ce n’est pas Chris Froome qui va dire le contraire !
Cependant, sur le Tour, il y a d’autres ennemis : l’îlot directionnel et le rond point dit « européen ». Et que dire du rond-point humide ...

Depuis un trentaine d’années, le paysage routier français a été radicalement transformé par la volonté des pouvoirs publics de faire pousser ralentisseurs, haricots, ronds-points et autres retours de trottoirs afin de sécuriser et de ralentir les parcours des automobilistes. Et cela a une incidence certaine sur le choix des itinéraires déterminés par les organisateurs du Tour. Il faut savoir qu’il existerait environ 30.000 ronds-points en France, sachant que quelque 500 nouveaux sens giratoires seraient inaugurés chaque année pour un coût moyen de 200.000 à 1 million d’euros selon la complexité et les aménagements ! Ces dispositifs urbains deviennent un véritable casse-tête lorsqu’ils sont abordés par plus de 180 coureurs lancés à toute vitesse, comme c’est le cas lors des derniers kilomètres précédents le sprint final et se transforment en autant de pièges placés sur la route, obligeant les coureurs à redoubler de vigilance.
Ces dangers évidents font donc partie des critères retenus par la direction de course du Tour dans le choix du tracé des étapes. Ainsi, le directeur de course, veille au maximum à éviter l’ennemi du traceur et du coureur en parcourant les routes mètre par mètre !
Le drapeau jaune signalant un danger routier est une caractéristique du Tour. Il faut savoir que sur certaines étapes le déploiement des drapeaux va de 25 à 200 comme sur les étapes en ligne du sud de la France. Ces ronds-points et autres chausses-trappes pour coureurs vont tout simplement à l’encontre du sport cycliste et certaines villes, qui en sont tellement pourvues, sont désormais quasiment interdites de Tour de France, comme Lorient.

Afin de recevoir la 7ème étape du Tour 2004 demain ( aujourd’hui pour vous ), la ville de Nancy et son agglomération ont dû s’adapter en conséquence pour une somme d’environ 250.000 euros de travaux d’aménagement de la voirie, compensée, en principe, par les retombées publicitaires et internationales. La ville a dû respecter à la lettre le cahier des charges très strict de l’organisateur qui insiste très précisément sur les cinq derniers kilomètres et notamment les deux derniers. La pose de barrière de part et d’autre de la chaussée sur les deux derniers kilomètres est ainsi exigée avec la nécessité absolue d’une largeur de route d’au moins 6,5 mètres sur les cinq derniers kilomètres. Le directeur adjoint des services techniques de la communauté urbaine du Grand Nancy avoue donc avoir été obligé d’ôter tous les îlots centraux, de casser la chaussée à certains endroits. Mais bon, c’est pour la bonne cause et la sécurité des coureurs, alors … Que la fête soit belle à Nancy !

A l’instar des cols qu’il faut aller chercher, le rond-point et l’îlot modifient donc le tracé du Tour … Qui l’eût cru !

Aphorisme du jour : « le Tour de France est un film en couleurs et en relief dont les images mouvantes et parfois émouvantes s’articulent et se fondent dans un éclatement de passions. » ( Pierre Chany - Journaliste sportif et lyrique français au journal « l'Equipe » qui a couvert 49 Tours de France. - )          

Rendez-vous à « l'Ambassade » à 07H45 pour le stretto sans embûche et départ à 08H00 dans la joie et la bonne humeur sur des routes ensoleillées …

A presto sulla bicicletta.

Gianpietro.

Aucun commentaire: