31 mai 2014

La tête dans le guidon ...

Ciao a tutti,

Le sujet de ce petit billet retiendra sans doute votre attention … Car c’est de votre attention qu’il s’agit !
Je pense d’ailleurs, en ces périodes de disette budgétaire, en faire parvenir une copie aux services municipaux chargés de la voirie et des soit disant pistes cyclables ainsi qu’aux services du Conseil Général chargés de l’entretien des infrastructures routières.
Je m’explique …

Comme nous pouvons le constater lors de nos sorties, la qualité du revêtement routier a un impact direct sur le confort de déplacement du cycliste et sur le risque de crevaison, mais joue également un rôle majeur sur sa sécurité. Des études antérieures menées en Hongrie et aux Pays-Bas ont déjà mis en relief qu’un revêtement routier ou de piste cyclable en mauvais état est une cause directe d’accidents « solitaires » à vélo. Mais cette mauvaise qualité représente également une cause indirecte d’accidents impliquant d’autres usagers de la route, ainsi qu’en témoigne une récente et très sérieuse étude de l’Université de Gand. Pour ceux qui, comme moi, lisent couramment le flamand, voici le lien : https://www.ugent.be/nl/actueel/persberichten/slecht-wegdek-leidt-meer-dan-verwacht-aandacht-af-van-het-verkeer



Lorsqu’il circule à vélo, le cycliste doit constamment anticiper les mouvements de la circulation et des autres usagers, ce qui requiert une bonne dose de concentration et d’attention de tous les instants. Mais lorsque la route et / ou la piste sont en mauvais état, l’attention de cycliste se porte davantage sur le sol que sur son environnement. Un chercheur de l’Université de Gand s’est attaché à préciser dans quelle mesure la qualité du revêtement affectait le degré de vigilance du cycliste : cet impact est bien plus important qu’on pourrait le penser de prime abord. Des cyclistes ont été invités à emprunter des pistes cyclables séparées du trafic et de largeur similaire, la première présentant un enrobé en bon état, la seconde un revêtement détérioré. Leurs mouvements oculaires ont été enregistrés durant leur parcours. Le résultat est sans appel ! Les cyclistes passent en moyenne 63 % du temps à regarder au sol lorsqu’ils roulent sur un mauvais revêtement, soit plus du double que lorsqu’ils empruntent une voie en bon état. C’est donc autant de temps qu’ils ne consacrent pas à l’observation et à l’analyse de l’environnement et des autres usagers. Ainsi, en cas de danger, ce manque d’anticipation retarde la réaction du cycliste, augmentant de manière très significative le risque de chute et d’accident.
Cette étude est une preuve supplémentaire de l’importance accrue pour les cyclistes de pouvoir bénéficier d’infrastructure et de revêtement de qualité !
Qu’on se le dise !

Aphorisme du jour : « Si vous avez peur de chuter du vélo, n’y montez pas du tout ! » ( Lance Armstrong - Peureux inconnu au peloton - )

Rendez-vous à « l'Ambassade » à 08H15 pour le stretto veloce et départ à 08H30 dans la joie et la bonne humeur sur des routes ensoleillées.

A presto sulla bicicletta.

Gianpietro.

                                                                                                  

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