23 sept. 2013

Le vélo, ça me fait suer ...

Ciao a tutti,

                                                                                                       

Vu la quantité de sueur que je produis chaque samedi sur le vélo, je me suis senti rassuré à la lecture d'un article : nous ne pouvons pas transpirer toute l'eau de notre corps ! C'est prouvé. Ouf !
Je ne m'étais, à vrai dire, jamais posé la question : quel serait hypothétiquement le niveau de transpiration maximal ?

En fait cela dépend de plusieurs facteurs. Le premier est la corpulence. En moyenne, une personne qui effectue un effort important transpire entre 0,7 et 1,5 litre par heure. Une étude de 2010 affirme que le sexe est à prendre en considération. Ainsi des chercheurs ont mis à jour que les hommes, en moyenne, commencent à transpirer plus rapidement que les femmes, et ensuite transpirent deux fois plus lorsqu'ils sont en plein effort. La différence de quantité transpirée par les hommes et les femmes est encore plus prononcée à mesure que l'intensité du niveau d'exercice augmente. Il transpire de ces remarques que, bien sûr, l'intensité de l'exercice est un facteur prépondérant.
Cependant, il n'y aurait pas de volume maximal de transpiration : en théorie, si on nous injectait de l'eau pendant l'effort, il serait possible de suer sans fin pour peu que l'effort soit lui aussi sans fin! Cette dernière condition étant la plus difficile à remplir … Il ne faut pas oublier la température extérieure qui est un facteur très important.
Pour mémoire, le corps renferme plus de quatre millions de glandes sudoripares.

Lawrence Armstrong, un physiologiste spécialisé dans l'effort, a prouvé que le corps humain continue de transpirer peu importe à quel point il est déshydraté. Tant que l'hypothalamus envoie des signaux aux glandes sudoripares, on transpire. Si nous arrêtons de suer, c'est que quelque chose va vraiment mal ! Alors, quand le corps s'arrête t'il de transpirer ? Théoriquement, on est mort avant de la savoir ! Il est impossible de transpirer toute l'eau de notre corps, on ne dessèche pas jusqu'à en mourir. Le plus probable est que l'on aura perdu connaissance du fait de la déshydratation : si notre température interne dépasse les 40° C, le corps commence à être en surchauffe jusqu'au point où ses protéines sont dénaturées. Lorsque cela se produit, les membranes des tissus perdent leur intégrité et des éléments s'échappent. L'intestin, par exemple, peut délivrer des bactéries dans le système sanguin et le corps entre en état de choc. A ce stade, on est plus vraiment conscient, voire dans le coma. Et tout l'intérêt de la transpiration est justement d'empêcher que cela arrive en faisant baisser notre température interne.

Et si, en fin de compte, on arrêtait de faire des efforts, on aurait plus à se poser ces questions … Mais, même, si le vélo me fait vraiment suer, je l'aime trop pour arrêter !

Aphorisme du jour : " Nul autre sport ne peut s'y comparer. Il y a un art de vivre, voire un humanisme, dans cet exercice austère et féerique qu'est le cyclisme. On a le sens du vélo comme on a l'oreille musicale. Le coureur cycliste est un artiste. Il se doit de faire des gammes comme un virtuose et de ne négliger aucun détail. " ( Louis Nucera - Ecrivain, cycliste mort sur son vélo - )

Rendez-vous à " l'Ambassade " à 08H15 pour le stretto sans transpirer et départ à 08H30 dans le joie et la bonne humeur sur des routes ensoleillées pour transpirer.

A presto sulla bicicletta.

Gianpietro.

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