10 sept. 2012

En nage à vélo ...

Ciao a tutti,

                                                                                                                       

C'est bien connu, chez Rd'a on mouille le maillot ! Bien sûr, certains le mouillent plus que d'autres pour des raisons diverses et variées : ils fournissent moins d'effort, ils vont moins vite … Mais pourquoi tant transpirer ? Après la vague de chaleur de ces derniers temps, la question est légitime.

La sueur évacue la chaleur par l'action rafraîchissante de l'évaporation. Ainsi, en passant de l'état liquide à l'état gazeux, chaque gramme de sueur absorbe 2427 joules d'énergie émise par le corps et dissipe la chaleur correspondante dans l'environnement. Durant mes longs moments de solitude lors de l'ascension d'un col, par exemple, je me suis demandé s'il était judicieux de s'éponger le visage ruisselant de gouttelettes … Eh bien, non ! Il ne faut pas s'essuyer à moins d'être complètement trempé ! Car, si l'on éponge sa transpiration, le processus de dispersion de la chaleur est interrompu et on devra suer encore plus pour obtenir le même degrés de rafraîchissement. D'un autre côté, les gouttes qui tombent par terre avant de s'évaporer n'ont aucun effet bénéfique. Donc si on est en nage, autant s'éponger ! Il faudrait savoir ! En résumé, vous faîtes comme vous voulez.

Pour être complet, il faut signaler quelques facteurs ( outre la température extérieure ) qui influent sur la production de sueur :

    - Chez le cycliste " enveloppé " ou à forte masse musculaire, les gouttes de sueur peuvent poser un problème. Lorsqu'on acquiert du poids ou du muscle, on ne gagne pas plus de glandes sudoripares ( on en a déjà 6 millions ! ). Du coup, quand on est corpulent ou hypermusclé, on présente une densité moins grande de glandes à la surface de la         peau, celles ci étant plus espacées. En conséquence, la transpiration couvre moins régulièrement le corps et pour compenser, on doit émettre plus de transpiration. D'autre part, plus on est gros, plus on transpire, car il faut plus d'énergie pour fournir le même effort. Lorsqu'on transpire trop, l'humidité peut s'agglutiner en filets et s'écouler,                 entraînant déshydratation et surchauffe.

    - Il se dit que le cycliste en forme transpire plus que son collègue au creux de la vague grâce à une meilleure régulation de la température du corps. Des recherches ont toutefois montré que sportifs et sédentaires transpirent à un rythme équivalent lorsqu'ils pédalent à la même vitesse sur un vélo d'intérieur. En fait, le rythme individuel de                 transpiration semble plutôt dépendre de la production de chaleur, de la masse corporelle et de la surface corporelle que du degré de forme physique.

    - Plus on passe de temps dans un environnement chaud, plus le corps apprend à gérer la chaleur. Le rythme maximum de transpiration s'élève, le volume du plasma sanguin - fluide à l'origine de la transpiration - s'accroît, et on perd moins d'électrolytes dans la transpiration.

    - Le fait de boire des boissons froides ou chaudes. De l'eau glacée abaisse brièvement la température centrale et procure une sensation agréable. Boire du thé bien chaud va augmenter la température intérieure et faire plus transpirer. Le surcroît de transpiration va alors augmenter l'évacuation de chaleur.

    - Et bien sûr, l'intensité de l'effort !

Voilà, vous pouvez arrêter de transpirer, j'ai fini de vous faire suer ...

Aphorisme du jour : " le vélo rajeunit ceux qui le touchent " ( René Fallet - écrivain et cycliste, et vice versa )

Météos réjouissantes et unanimes :

                           

Rendez vous à " l'Ambassade " à 07H45 pour le stretto senza traspirazione et départ à 08H00 dans la joie et la bonne humeur sur des routes assurément ensoleillées.

A presto sulla bicicletta.

Damiano.

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