4 oct. 2011

Le p'tit tour de pedRo

Samedi 1er octobre La mine des joueurs de rugby de l’équipe de Tonga s’épanouît, s’enfle, déborde de plaisir et notre café de noir devient amer devant l ’ impuissance de la France ; il faut pédaler , quitter le bar des templiers, ses marronniers ; les plus vaillants sont déjà partis pour rentrer encore plus tôt ; Stéphane est passé comme une fusée sans musarder ; alors du bar on est sorti ; Manu Georges est retourné au lit ! Nous avons roulé enveloppés de brouillard , en nous réchauffant au coude à coude sur l’ asphalte mouillé puis les arches de grès rose du viaduc cassé sont apparues mystérieuses, indécises, suspendues depuis une époque lointaine et révolue. Nous avons poursuivi notre route entre les hameaux, les bosquets, au hasard des raidillons, des gravillons ; quand le soleil est apparu, nos bras, nos jambes ont scintillé de surprise comme ces grandes herbes des fossés et toutes ces toiles d’araignée décorées de milliers de perles au petit matin. De nouveau drapés de vapeur blanche après avoir plongé au fond d’un vallon humide et sombre et salués par quelques bêtes à cornes nous regardant ahuries émerger de nulle part , nous avons traversé des prés, des champs blafards. Le soleil nous guettait en haut d’une bosse, nous avons retrouvé le ciel, la plénitude du bleu ; son intensité a fait vibrer nos cœurs, la magie du matin s’est transformée en certitude ; certitude d’aller loin, plus loin, aussi loin que ce bleu profond existerait…




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